Au risque de passer pour un anti-démocrate, je tenais à l’écrire quelque part. Trop de démocratie tue la démocratie.
On le voit, le peuple souverain n’a pas toujours raison. Minarets, délinquants sexuels, criminels étrangers dangereux… Un certain parti politique ne cesse d’augmenter sa popularité en usant de la stratégie du référendum comme arme de propagande. Comme souvent dans l’extrême droite, une réponse simple et facile à comprendre est apportée à un problème complexe généralement insoluble.
Dans une société qui va toujours plus vite, ou l’information fait le tour de la terre en quelques minutes, nous sommes tous informés en temps réel des braquages à Thônex, des petits enfants disparus ou des fusillades dans des écoles. Évidement ces problématiques touchent tout le monde et aucun parti n’ira ici défendre un violeur arabe multi-récidiviste qui ne paie pas ses PV, n’éteint pas la lumière en quittant une pièce et ne trie pas ses déchets. Mais il faut voir que les « Initiatives UDC » comme on les appelle dans le milieu, ont l’art de ne pas résoudre le problème mais de monter la Suisse en porte-à-faux avec la communauté internationale a chaque occasion. Pour un pays qui se veut neutre, attractif, multiculturel et ouvert c’est un très mauvais message à faire passer.
Le droit d’un pays est subordonné à des conventions internationale et à des accords avec d’autres pays par exemple. En France, un conseil constitutionnel vérifie la validité de chaque nouvelle loi avec les textes de lois actuels et notamment la constitution. En Suisse, il manque ce garde fous.
Voter avec son cœur empêche de construire un système judiciaire équitable. Comment faire, dès lors, pour respecter les principes démocratiques et mettre en place des outils qui limitent ou empêchent ce phénomène nouveau?




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